Avalanche mortelle de Valloire, un drame évitable

  • Les faits
  • Les précisions de l’AIRAP
  • Les questions
  • 1- Les faits tels que recueillis
    • Une alerte maximum 5/5 déclenchée le matin même à Valloire
    • 4 touristes emportés à 11h34 sur un chemin parallèle à la route d’accès, à quelques dizaines de mètres du village.
    • Un mort et deux victimes « polytraumatisées »

 

  • 2- Les précisions de l’AIRAP
    • Il ne s’agit pas ici de randonneurs inconséquents mais de simples touristes sortis s’aérer sur un chemin, rectiligne, à plat et parallèle à la route d’accès au hameau, non signalé apparemment comme interdit ou dangereux (comme à Val Thorens le 17 avril dernier, un mort).
    • Ce chemin n’est pas un sentier de montagne comme indiqué à la presse
    • Ce secteur est connu à la mairie (ou aurait dû l’être) car signalé précisément dans la CLPA (carte de localisation des phénomènes d’avalanches) du secteur (avalanche déjà tombée en 1981 – carte CLPA AX64 avalanche N° 24)
  • 3- Les questions de l’AIRAP
    • Pourquoi le maire de Valloire n’a-t-il pas averti d’un danger potentiel les résidents de ce secteur ? C’est sa pleine responsabilité de le faire. Tignes avait confiné sa population. Pourquoi pas Valloire, en tout cas dans ces secteurs avalancheux ?
    • Pourquoi le préfet n’est-il pas venu en appui devant l’annonce programmée de cette crise neigeuse ?
    • Pourquoi le préfet de Savoie n’a-t-il toujours pas prescrit l’actualisation du PPR A de Valloire, comme d’ailleurs dans la majorité des communes de Savoie alors que ce travail a été effectué en Haute-Savoie et ailleurs ? Quel est le rôle du « conseiller montagne » du préfet de Savoie qui nous avait indiqué, dès 2014, son opposition à la prise en compte de l’avalanche exceptionnelle, justement celle qui doit être cartographiée ?
    • D’une manière plus précise, pourquoi le PPR A de Valloire ne prend-il pas en compte les SSA H (sites sensibles aux avalanches en secteurs habités) comme l’imposent les « instructions gouvernementales » depuis 2015. Il y a pourtant à Valloire 18 SSA H identifiées par l’INRAE dont 2 forts et 8 douteux.

Est-il utile de rappeler ici la forte opposition historique (depuis 15 ans) de l’ANMSM à ces prises en compte de ce risque.

 Faut-il rappeler ici que le maire de Valloire est le secrétaire général de l’ANMSM et qu’il a été le président de l’ANENA pendant plusieurs années 2021 à 2024) ? 

L’ANENA, créée en 1970 pour éviter d’autres drames du type de Val d’Isère, ne s’occupe plus, hélas, de la protection en secteur urbain depuis la fin du mandat de Monsieur Jean Faure en 2014. Son successeur, Monsieur André Plaisance, a été maire des Belleville (Val Thorens, les Menuires, Saint-Martin de Belleville). Elle en a toutes les capacités, pourtant. Mais l’ANMSM est un de ses contributeurs financiers important…

Cette association, devenue totalement silencieuse sur cet aspect des avalanches en zones habitées, ne se préoccupe donc plus que de la protection des personnes sur pistes ou hors-pistes (ce qu’elle fait bien au demeurant). Quel recul !

Triste résultat !

 

  • Autres questions de l’AIRAP
    • Elles sont de deux natures
    • Pourquoi la mairie ne dispose-t-elle pas d’un automate d’alerte digne de ce nom pour alerter tous les habitants, y compris les résidents secondaires, des risques encourus comme cela se fait, par exemple, à Chamonix (coût modeste d’installation et d’exploitation) ? 
    • Pourquoi, en somme, la culture du risque n’est-elle pas développée dans une commune de montagne pourtant très exposée aux avalanches ? A être trop occupé ailleurs, le maire de cette grosse commune n’a-t-il pas négligé une de ses responsabilités essentielles, protéger ses habitants?
Traduire/Translate »
Retour en haut