Liste des communes dangereuses en hiver

L’AIRAP a pris la décision d’afficher, d’une manière très visible, la liste des communes où elle recommande de ne pas aller pour résider en hiver. Pourquoi?

Ces textes, indispensables pour permettre la sécurisation des communes sont largement restés lettre morte par négligence, opposition dans certaines DDT ou service de sécurité civile de départements, pression parfois… des mairies ou de promoteurs désireux de ne pas alerter, donc ne pas inquiéter, des personnes désireuses envisageant de résider dans leurs communes.

Dans ces communes, 143, on peut y mourir un jour de grande neige dans son logement, sans même savoir que le secteur est dangereux. Le maire ne vous aura pas averti qu’il est nécessaire d’évacuer avant qu’il ne soit trop tard. Et pourtant il sait que certains secteurs sont dangereux, et que le zonage de ces secteurs n’a pas été réalisé. Il s’abrite mentalement derrière le fait que c’est à l’Etat d’afficher le risque, donc de faire les cartes d’avalanches. Il oublie qu’il est, de son côté, responsable de la sécurité dans sa commune et qu’il a un devoir de chercher à savoir. Les informations sont, pourtant, à sa disposition. Elles lui ont été transmises, à nouveau, par l’AIRAP en février 2015 par courrier recommandé avec accusé de réception, puis à nouveau encore en février 2021. L’envoi de 2015 était accompagné, en particulier,  du Guide méthodologique avalanches finalement publié le 28 septembre 2015.

Les préfets, de leur côté, en poste pour souvent deux ans, ne prennent pas position pour faire avancer la mise en oeuvre des PPR A alors que c’est leur devoir de le faire. L’AIRAP a donc décidé d’agir, dans la droite ligne de son objet associatif en publiant cette liste.

Cette liste sera modifiée au fur et à mesure de l’officialisation des nouveaux PPR A ou “porter à connaissance” par les préfets ou maires de la réalisation de ces documents et de l’information qui en sera faite auprès des habitants.

 

 

Les SSA,H (sites sensibles en secteur habité) ont été identifiés par l’Etat (via l’INRAE)  sur www.avalanches.fr. Elles sont au nombre de 1431 et sont situées sur le territoire de 292 communes. En février 2015, 18 de ces communes bénéficient, grâce au sens des responsabilités du préfet de leur département, de la connaissance précise (sous réserve de cartes bien faites) des secteurs susceptibles d’être touchés par une avalanche exceptionnelle.

La liste de ces communes dangereuses est jointe.

La liste des 18 communes “informées” du risque exceptionnel et qui ont donc réglé la question de l’information est aussi jointe,. Ce travail a été fait grâce à leurs préfets, Intelligents et responsables, assistés de leurs DDT (Direction départementale des territoires).

Ils avaient, en effet, à l’époque, décidé de passer outre au fait que le Guide méthodologique avalanches (bien que rédigé depuis 2004) ne soit toujours pas approuvé par la ministre de l’Ecologie et de le mettre en oeuvre. C’est ce que l’on appelle avoir le sens de la responsabilité de sa fonction. Qu’ils en soient félicités sincèrement. Des “justes”, à leur manière.

Nous ne pouvons que souhaiter que leurs collègues des autres départements de montagne méditent ces exemples rapidement et en tirent des conclusions identiques.